A propos
Muriel Pic, écrivaine et chercheuse franco-suisse, écrit de la poésie, des récits, des essais, du théâtre, et fabrique en marge de l’écriture et de la recherche des courts-métrages et des collages. Elle publie chez différents éditeurs : Macula, Seuil, Héros-Limite, Le Bruit du Temps, Les presses du réel, Trente-trois morceaux, etc.; elle a fait des résidences d’écriture et de recherche-création à la Fondation Michalski, la Villa Medicis, l’Institut d’Etudes avancées de Nantes, La Maison de la poésie de Rennes, etc.
Docteure en littérature, arts et sciences du langage de l’EHESS, elle est titulaire d’une Habilitation à diriger des recherches en littérature française et comparée de l’Université de Fribourg. Elle a été boursière doctorale, ATER et chargée de cours à l’EHESS, post-doc à la Freie Universität (2000-2002), Maîtresse-assistante à l’Université de Neuchâtel (Fonds nationale suisse de la recherche scientifique, 2007-2014), Professeure assistante à l’Université de Berne (Fonds nationale suisse de la recherche scientifique, 2016-2022), chargée de cours à l’école de photographie d’Arles (2017-2018), et récipiendaire de plusieurs bourses de recherche et d’écriture. Elle a siégé de 2016 à 2020 à la Commission poésie du Centre National du Livre.
En 2016, elle publie Elégies documentaires (Macula) dont le titre renvoie à une forme poétique inédite qui mêle la recherche rigoureuse (archives, photographies, faits) au lyrisme intime de la plainte et du deuil. Les récits En regardant le sang des bêtes (2017, trente-trois morceaux) et Affranchissements (Seuil, 2020) s’inscrivent dans cette perspective ; ce dernier reçoit la mention spéciale du Prix Wepler. Le recueil de poésie L’Argument du rêve remporte le Prix Pierre Micheloud, et son édition critique inédite de l’Herbier de prison de Rosa Luxemburg a gagné le Trophée de l’édition Livre hebdo 2024. En 2023, elle réinvestit le genre du dialogue des morts et questionne le théâtre depuis le poème dramatique.
En 2022, elle fonde Formarchives, structure indépendante qui propose des ateliers d’écriture, des lectures, des conférences, réalise des projets de recherche et de recherche-création pour les institutions, les particuliers et les entreprises. En 2025-2026, elle enseigne à l’Institut littéraire de Bienne. Ses livres et ses textes sont traduits en allemand, portugais, italien, espagnol, anglais, ukrainien, géorgien.
Contact : formarchives@gmail.com
Essais, poésie, récits, théâtre
– Escamotages. Portrait de Philippe Decrauzat, Genève, Art & Fiction, 2026.
– Femme capitale, Montpellier, sunsun, coll. Fléchettes, 2025.
– Leçons de possession. Les archives de la drogue d’Henri Michaux, Paris, macula, 2025.
– Le dernier printemps de Rosa Luxemburg et autres poèmes dramatiques, Paris, Le Bruit du temps, 2025.
– Petit atlas des pleurs, avec Anne Weber,Paris, L’Extrême contemporain, 2024.
– Rosa Luxemburg, Herbier de prison, Genève, Héros-Limite, 2023.
– Dialogues des morts sur l’amour et la jouissance, Genève, Héros-Limite, 2023.
– L’argument du rêve, Genève, Héros-Limite, 2022.
– Affranchissements, Paris, Seuil (Fiction & Cie), 2020.
– En regardant le sang des bêtes, Lyon, Trente-trois morceaux, 2017.
– Walter Benjamin, Lettres sur la littérature (1937-1940), trad. de l’allemand avec Lukas Bärfuss, Genève, Zoé, 2016.
– Élégies documentaires, Paris, Macula, 2016.
– Walter Benjamin, Lettres sur la littérature (1937-1940), trad. de l’allemand avec Lukas Bärfuss, Genève, Zoé, 2016.
– Edith Boissonnas, Henri Michaux, Jean Paulhan, Mescaline 55, Paris, Claire Paulhan, 2014.
– Edith Boissonnas et Jean Dubuffet, La Vie est libre. Correspondance et documents 1945-1980 (éd.), Genève, Zoé, 2014.
– Les désordres de la bibliothèque, Paris, Filigranes, 2010. Avec une préface de Christian Prigent.
– W. G. Sebald. L’Image papillon (suivi de la traduction du rêve de W. G. Sebald, L’Art de voler), Dijon, Les presses du réel, 2009.
– Le Désir monstre. Poétique de Pierre Jean Jouve, Paris, Éditions du Félin, 2006. Avec une préface de Jacques Le Brun.
– Pierre Jean Jouve, Lettres à Jean Paulhan 1925-1961 (éd.), Paris, Éditions Claire Paulhan, 2006.
– L’Expiré, avec 12 photographies de Dominique Mérigard, Paris, Filigranes Éditions, 2005.
– La Nuit des horizons, à propos des Monolithes de Laurent Millet, Paris, Abstème et Bobance, 2003.
Collectifs, numéros de revues, préface, livret d’exposition.
– « Tout œil est hanté », préface à la réédition de Georges Salles, Le Regard (1939), avec Françoise Mardrus et Jean-Michel Alberola, Paris, Le Passage, 2022.
– Littérature et écritures du cas, dir. avec Sophie Jaussi, Fabula/Les colloques, 2021. https://www.fabula.org/colloques/sommaire7023.php
– Critique, Faire collecte (archives et création), n° 879-880, septembre-octobre 2020.
– Edith Boissonnas. L’Écriture à l’état brut, avec Dominique Kunz Westerhoff et Daniel Maggetti, Genève, MetisPress, 2019.
– Désordres (collages, photomontages, film), Le Cahier du refuge n°269, CIPM, 2018.
– Europe, n° 1069, Georges Didi-Huberman, mai 2018.
– W. G. Sebald. Littérature et éthique documentaire, avec Jürgen Ritte, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2017.
– W. G. Sebald. Politique de la mélancolie (dir.), Dijon, les presses du Réel, 2016. Avec la traduction du scénario inédit Vie de W. de W. G. Sebald.
– Jouve baroque suivi de Jouve et Donnadieu. Documents inédits, avec Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes série Pierre Jean Jouve, n°9, Paris, Garnier/Minard, 2016.
– Critique, Georges Bataille. D’un monde l’autre, avec Pierre-Antoine Fabre, n°788-789, février 2013.
– La Pensée sans abri. Non-savoir et littérature, avec Barbara Selmeci Castioni et Jean-Pierre van Elslande, Nantes, Editions Cécile Defaut, 2012.
– Europe, n° 1069 consacré à Georges Didi-Huberman,
– Lisibilité/Lesbarkeit, volume coordonné avec Emmanuel Alloa, Trivium, revue franco-allemande des sciences humaines et sociales, n°10, mars 2012, http://trivium.revues.org/.
Livres traduits
– Kleiner Tränenatlas, mit Anne Weber, trad. Leo Pinke, Göttingen, Wallstein, 2026.
– Elegie documentarie, trad. Silvano Facioni, Castelvecchi, Rome, 2026.
– Elegias Documentarias, trad. Eduargo Jorge de Oliveira, Sao Paulo, Demono Negro, 2025.
– Mescalina 55, trad. Hugo Alejandres, Mexico, Canta Mares, 2020.
– Elegische Dokumente, trad. Lukas Bärfuss, Göttingen, Wallstein, 2018.
– Reliquie moderne. Fotografia e sentimento religioso, trad. Valeria Riguzzi, Bologne, Edizioni Dehoniane Bologna, 2016.
– As desordens da Biblioteca, trad. Eduardo Jorge de Oliveira, Relicario, Belo Horizonte, 2015.
A télécharger :

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©Emmanuelle Marchadour